Que faire à Rio de Janeiro : le guide des 7 incontournables
À Rio de Janeiro, les 7 incontournables se répartissent entre plages mythiques et points de vue spectaculaires.
- Copacabana : 4,5 km de sable et piste cyclable jusqu’à Ipanema.
- Ipanema et Leblon : ambiance cosmopolite, bars de bord de mer réputés.
- Arpoador : spot de surf et coucher de soleil sur les rochers.
- Pain de Sucre : téléphérique en 2 étapes, vue à 360°.
- Mureta da Urca : promenade pour un chope après la descente.
- Comptez 2 heures sur place au Pain de Sucre, sans randonnée.
Les plages mythiques : Copacabana, Ipanema et Leblon
Copacabana, la plus célèbre
- 4,5 km de sable doré, l’une des plus longues plages urbaines au monde
- Piste cyclable jusqu’à Ipanema, balade à vélo incontournable
- Concept chaise et parasol : la consommation sur place inclut l’installation
Copacabana est la plage la plus connue de Rio, et pour cause : ses 4,5 km de sable bordent une avenue animée jour et nuit. Comptez environ 30 € par personne pour un logement dans le quartier, un budget raisonnable pour dormir face à la mer.
Sur place, le fonctionnement est simple : des vendeurs installent des chaises et parasols contre une consommation. Une formule pratique pour s’installer sans rien apporter. La piste cyclable qui longe la plage rejoint Ipanema et Leblon, idéale pour une balade en fin de journée.
Ipanema et Leblon, chic et décontractées
À quelques minutes de Copacabana, Ipanema et Leblon offrent une atmosphère plus cosmopolite et décontractée. Les deux plages se prolongent l’une l’autre, séparées par un canal, et attirent une population locale venue profiter d’un cadre plus résidentiel.
L’ambiance y est plus calme qu’à Copacabana, avec des bars de bord de mer réputés et des rues commerçantes agréables pour flâner après la baignade.
Arpoador, le spot des surfeurs
Entre Ipanema et Copacabana, Arpoador est le spot de surf emblématique de la ville. Les vagues y sont régulières et accessibles aux débutants encadrés, mais c’est surtout le coucher de soleil qui attire les foules sur les rochers.
Prévoyez d’arriver une heure avant le coucher du soleil pour trouver une place : le panorama sur les plages et le Pain de Sucre en arrière-plan vaut le détour.
Monter au Pain de Sucre

Le Pain de Sucre (Pão de Açúcar) est ce monolithe de granit de 396 mètres qui domine la baie de Guanabara. C’est l’un des points de vue les plus spectaculaires de Rio. Bonne nouvelle pour les débutants : aucune randonnée n’est nécessaire, le téléphérique fait tout le travail.
- Téléphérique en 2 étapes : d’abord Urca, puis le sommet, environ 20 minutes au total avec l’attente.
- Montée en moins de 5 minutes : le trajet lui-même est très rapide, préparez votre appareil photo.
- Panorama sur Guanabara : vue à 360° sur la baie, Copacabana, le Christ Rédempteur et Niterói par temps clair.
- Mureta da Urca à combiner : la petite promenade en contrebas est parfaite pour boire un verre après la descente.
Pour éviter la foule, visez l’ouverture ou la fin d’après-midi. Le coucher du soleil depuis le sommet est un moment fort, mais prévoyez de quoi vous couvrir : le vent est saisissant là-haut.
Comptez environ 2 heures sur place en prenant votre temps. La Mureta da Urca, juste avant l’entrée du téléphérique, mérite un arrêt : les locaux s’y retrouvent en fin de journée pour un chope bien frais face à la baie. C’est l’une des meilleures façons de terminer la visite.
Visiter le Christ Rédempteur au Corcovado
| Monument | Altitude | Date de construction | Particularité |
|---|---|---|---|
| Christ Rédempteur | 710 mètres | 1926 à 1931 | 7 nouvelles merveilles du Monde |
Impossible de venir à Rio sans aller saluer le Christ Rédempteur. Perché au sommet du mont Corcovado, à 710 mètres d’altitude, il domine toute la ville et offre une vue à couper le souffle sur la baie, les plages et la forêt. La statue elle-même culmine à 40 mètres de hauteur, socle compris, et attire près de 750 000 visiteurs par an. Autant dire qu’il vaut mieux prévoir sa visite tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la foule.
L’œuvre a été imaginée par le sculpteur français Paul Landowski et construite entre 1926 et 1931, avant son inauguration en 1932. Elle est aujourd’hui classée parmi les 7 nouvelles merveilles du Monde, un titre qui explique en partie l’affluence. Le brasero qui surmonte la statue est éclairé chaque soir et reste visible depuis presque tous les quartiers de la ville.
Pour y monter, trois options s’offrent à vous. Le train du Corcovado, qui traverse la forêt de Tijuca, reste la plus pittoresque. Les vans officiels depuis Copacabana ou Barra constituent une alternative pratique. Enfin, la route en voiture ou en taxi permet d’arriver directement au sommet, mais le parking est limité. Quelle que soit votre choix, comptez une demi-journée pour l’aller-retour et privilégiez un ciel dégagé : les nuages s’accrochent souvent au sommet en fin de journée.
Un conseil terrain : achetez votre billet en ligne à l’avance. Les créneaux horaires partent vite, surtout le week-end, et le guichet sur place peut afficher complet dès la matinée. Emportez une veste légère, la température au sommet est souvent 5 à 8 degrés plus fraîche qu’en bas.
Explorer le quartier bohème de Santa Teresa
Surnommé le Montmartre de Rio, Santa Teresa se découvre à pied, au fil de ses rues pavées et de ses maisons colorées héritées du XIXe siècle. L’atmosphère y est unique : calme, artistique, loin de l’agitation des plages.
Le quartier séduit par ses fresques de street-art, ses jardins luxuriants et ses ateliers d’artistes cachés au détour d’une ruelle. Prenez le temps de flâner sans itinéraire précis : c’est la meilleure façon d’en saisir l’âme.
Voisin de Lapa, au centre-nord de la ville, Santa Teresa s’intègre parfaitement à une journée d’exploration. Depuis les hauteurs du quartier, plusieurs points de vue offrent de belles perspectives sur la baie et les collines environnantes.
Vivre l’ambiance du football au Maracanã
Visiter le stade et son musée
- Nom officiel : Estádio Jornalista Mário Filho, plus connu sous le nom de Maracanã
- Inauguration : pour la Coupe du Monde, un temple du football brésilien
- Capacité actuelle : environ 80 000 places
Même sans être un passionné de ballon rond, la visite du Maracanã vaut le détour. Le stade se découvre en dehors des matchs, avec une visite guidée qui vous emmène dans les vestiaires, sur le bord de la pelouse et dans les gradins. Le musée retrace les grandes heures du football carioca et expose des maillots légendaires.
Comptez environ une heure à une heure trente sur place. L’idéal est d’y aller le matin, quand la chaleur est encore supportable. Le stade se rejoint facilement en métro, station Maracanã, sur la ligne 2.
Assister à un match, mode d’emploi
Vivre un match au Maracanã reste une expérience à part. L’ambiance monte crescendo, les tambours résonnent et tout le stade chante en chœur. Pour en profiter sereinement, achetez vos billets en ligne sur le site officiel du club qui joue à domicile. Évitez la revente devant le stade, risquée et souvent frauduleuse.
Prévoyez d’arriver au moins une heure avant le coup d’envoi : les contrôles de sécurité prennent du temps. Côté sécurité, ne portez pas de couleurs d’une équipe rivale et gardez vos affaires personnelles à portée de main. Les soirs de classique entre Flamengo et Fluminense, l’ambiance est électrique et l’affluence maximale.
Randonner dans le parc national de Tijuca
Vous cherchez une pause nature après les plages et les monuments ? Direction le parc national de Tijuca, considéré comme la plus grande forêt urbaine au monde. Il s’étend sur environ 39 km², soit près de 4 000 hectares de verdure en plein cœur de Rio. Bonne nouvelle pour les débutants : plusieurs sentiers faciles et bien balisés permettent d’en profiter sans être randonneur chevronné.
Le parc abrite notamment le mont Corcovado et son célèbre Christ Rédempteur, mais aussi des cascades, des points de vue et une faune surprenante (singes, toucans, coatis). Sa forêt actuelle est le fruit d’une reforestation lancée au XIXe siècle, après que l’exploitation du café avait largement dégradé le terrain. Un vrai retour de la nature, à quelques minutes seulement du centre-ville.
Pour une première visite, privilégiez la matinée : il fait plus frais et la lumière est idéale pour les photos. Emportez de l’eau, de la crème solaire et de bonnes chaussures. La Pedra do Telégrafo, à environ 60 kilomètres à l’ouest de Rio, culmine à 354 mètres, mais elle se mérite : prévoyez de la route. Plus proche et plus rapide, la randonnée du Morro Dois Irmãos se fait en environ 1 heure et offre un panorama mythique sur Ipanema.
Découvrir la vie nocturne de Lapa
Lapa se trouve à deux pas de Santa Teresa, dans le centre-nord de Rio. C’est le cœur battant de la samba carioca, où se mêlent bars bondés, arches illuminées et musique live jusqu’au petit matin. Préparez-vous à sortir tard : ici, la fête commence vraiment après 22h.
- Pedra do Sal, berceau historique de la samba, avec des roda improvisées en plein air
- Répétitions des écoles de samba, ouvertes au public en amont du carnaval, ambiance unique
- Bars et clubs jusqu’à l’aube, du boteco populaire à la salle de concert, pour tous les budgets
Pour une première soirée, visez les escaliers Selarón en début de nuit : le lieu est gratuit, photogénique et donne directement le ton du quartier. Les 2000 morceaux d’art qui le recouvrent proviennent de 120 pays, un clin d’œil à la diversité des noctambules qui s’y croisent.
Côté sécurité, restez dans les rues principales et évitez de sortir votre téléphone ostensiblement. Rejoignez Lapa en taxi ou VTC plutôt qu’à pied depuis Copacabana, surtout après minuit.
Où boire un verre et écouter de la samba
Les botecos traditionnels autour de l’avenue Mem de Sá servent caïpirinhas et bières à prix doux. Pour une expérience plus authentique, cherchez les bars de samba ao vivo où les musiciens jouent sans micro ni scène. Comptez 20 à 40 reais la consommation sur place.
Si vous voulez danser jusqu’au bout de la nuit, les clubs de Lapa enchaînent samba, forró et funk selon les salles. L’entrée coûte souvent entre 30 et 60 reais, parfois plus lors des grandes soirées.
Quand y aller pour profiter au maximum
Le vendredi et le samedi soir concentrent la foule et l’énergie maximale. En semaine, l’ambiance reste plus calme mais bien vivante. Pendant le carnaval, Lapa devient l’un des points les plus festifs de la ville, avec des blocos qui passent dans les rues toute la journée.
